… pour une information de qualité

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© Christian Antonelli

La CCIJP, c’est d’abord… des dossiers, et derrière chaque dossier, un homme, une femme. Environ 38 000 dossiers, environ 38 000 cas tous les ans, qui sont examinés par les « commissaires », puisqu’il faut bien les appeler ainsi. La CCIJP, c’est d’abord du travail (l’étude de ces dossiers), de la présence (aux différentes réunions plénières), un suivi (des dossiers individuels comme des évolutions de la profession). Forts de la deuxième place de leur syndicat de journalistes lors du dernier scrutin, et contrairement à un autre syndicat, minoritaire, quasiment absent pendant toute la mandature, les quatre élus du SNJ-CGT ont tenu leur principal engagement : faire exister les attentes et les revendications des 2 437 journalistes qui avaient voté pour eux en 2006.

Pendant ces trois années, ils ont continué à défendre les précaires, dont la modicité des revenus devient de plus en plus un critère d’exclusion. La plus grande bataille (alignement du revenu minimal exigé à la moitié du SMIC) avait été remportée lors du mandat précédent, mais il a fallu parfois lutter pour aller en deçà de cette limite sur quelques cas très représentatifs de la paupérisation de notre profession.

Dans un souci d’égalité entre tous les journalistes, nous avons essayé également d’assouplir les conditions d’attribution des cartes à certains demandeurs (sites Internet ou sociétés de production). Cela n’a pas encore vraiment abouti, faute de poids et d’élus au sein de la CCIJP. Nous avons fait évoluer la position de la Commission sur toute une série de dossiers. Notamment vis-à-vis des télés des clubs de foot professionnels, qui avaient le goût de l’information, la couleur de l’information, mais qui ne produisaient pas de l’information.

Comme le confirment les dernières tendances, le mandat à venir sera marqué par la multiplication des demandes de cartes par des travailleurs indépendants, des professions libérales et bientôt des auto-entrepreneurs. Un état moins « encombrant » que celui de salarié aux yeux des patrons qui, souvent, poussent ou obligent leurs pigistes à adopter ce statut. Mais il faut savoir que ce statut-là ne donne pas droit à la carte. Et résister.

Les élus SNJ-CGT à la Commission de la carte