En 2009, comme en 2008, le nombre de cartes de journaliste stagne, témoignant de la réduction des emplois. Plans sociaux à répétition, clauses de cession (invoquées par des journalistes désabusés et exténués), guichets départ (assortis parfois d’incitations pécuniaires pour éviter les obligations du code du travail) se multiplient, laissant des rédactions exsangues.
Par ailleurs, la précarité s’installe durablement. 20 % des journalistes sont recensés comme pigistes. Et les patrons s’appuient sur des organisations minoritaires pour signer des accords au rabais, comme l’accord sur les pigistes qui a pour but de jeter aux oubliettes la loi Cressard, unique en Europe. Les piges, comme les salaires, n’augmentent pas. Pire, certaines diminuent puisque, dans la plupart des formes de presse, de véritables barèmes de piges négociés n’existent pas, laissant aux employeurs toute latitude dans l’établissement des tarifs de piges.




